Le Widget c’est la vie…

Vous le savez maintenant, sur www.webwave.fr on aime bien parler de micro-services qui permettent de se faciliter la vie. Ces micro-services 2.0 sont souvent très utiles mais on un peut de mal à trouver leur rythme de croisière en envisageant leur développement de manière très individuelle.
En effet, on peut se rendre compte que des sites comme www.xigle.com, www.leetchi.com, www.sowetrip.com etc. permettent de manière très simple d’effectuer des petites actions qui facilitent le quotidien. Cependant  est-ce suffisant pour être rentable ?

Je pense sincèrement que les micro-services, même s’ils sont créé avec intelligence ne peuvent pas toujours évoluer en autarcie et les levées de fonds que certains peuvent obtenir ne suffisent pas toujours à assurer la pérennité de services aussi astucieux qu’ils soient.

Le côté très chronophage de la navigation internet alliée à une multiplicité des offres de contenus et services en ligne semble vouer à développer un recentrage du monde d’internet sur une poignée d’acteurs capables de proposer plusieurs choses en un seul et même espace. Les agrégateurs ont été les premiers à matérialiser ce besoin.

Cette évolution tend à prouver que les micro-services, faute de s’associer les uns aux autres dans leurs univers de concurrence, peuvent aller chercher des potentiels de développement dans des univers un peu plus éloignés de leur cœur de métier. Une stratégie qui peut s’avérer payante est de proposer une sorte d’export de cet outil sous forme de widget à intégrer dans des sites e-commerce ou des sites de contenus.

Les sites de contenus sont en train de se rendre compte que la simple qualité rédactionnelle ne suffit plus à fidéliser et que l’ajout de contenus data ou d’outils serviciels sont de plus en plus intéressant. C’est ainsi qu’on voit apparaître des petits outils sur un bon nombre d’entre eux. Que ce soit un moteur de recherche d’emploi, une calculette spéciale, un outil permettant de connaître un prix au mètre carré pour les logements etc. un bon nombre de sites/outils ont compris que leur salut viendrait sûrement d’une mise à disposition d’une version « light » de leur service sur d’autres plateformes. Il faut donc aller chercher de la croissance à l’externe !

Ce mode de fonctionnement est intéressant puisqu’il est basé sur un partenariat gagnant gagnant. Le site qui intègre cet outil donne un service à ses internautes et donc les fidélise. Le mini-service gagne en notoriété, augmente son audience et peut promouvoir des versions premium du service proposé.

Le widget devient donc un vrai outil de développement pour les minis sites de service. Pour en avoir un exemple intelligent je vous conseille de voir l’intégration du widget Drimki sur le site de La Tribune à cette URL : http://www.latribune.fr/finance-patrimoine-investir.html

Si vous avez d’autres exemples nous sommes preneurs !

Communiquer sur Twitter n’est pas si simple que ça



De retour d’un long et bel amphi animé avec les quatrièmes années de l’ESPEME dont l’option laissait à croire que la communication et les médias font toujours recette, j’ai eu envi de recommencer les posts un peu plus orientés pédagogie et Facteurs Clés de Succès.

Communiquer sur Twitter c’est avant tout quelque chose de complexe. Twitter est un monde particulier, un monde d’expert qui a une petite tendance à tourner en boucle. En résumé Twitter est un exemple phare de ce que peut être la systèmique dans son côté auto-alimentation. Une fois conscient de cela il faut adapter une communication intelligente mais à double entrée.

Le nerf de la guerre est de contourner la non-réciprocité des contacts. C’est-à-dire, si on se résume, d’inciter fortement les personnes qui vous intéressent à obtenir de l’information. Pour se faire il faut réellement créer une stratégie d’acquisition de contacts. Au même titre que la gestion de vos bases dans le cadre d’une campagne de mailing vous devez absolument faire le plein de Followers. Pour se faire 3 solutions :

- Vous abonner à la terre entière en attendant qu’ils fassent de même avec vous. Avouez que c’est un peu risqué et très peu qualitatif

- Vous adresser directement aux personnes ciblées en utilisant le bon vieux @ qui vous permettra de faire apparaître votre message dans les messages adressés à votre correspondant

- Enfin travailler sur une stratégie d’acquisition basée sur le concours ou la pertinence des propos. En effet, plus votre tweet est pertinent plus vous avez de chances qu’il soit retweeté ainsi vous avez des chances de vous faire repérer. Cette notion de pertinence est au cœur du débat puisqu’elle permet d’acquérir de l’audience.

La question qui suit est simple. Comment écrire un beau Tweet ?

Le community manager a tendance à se transformer de plus en plus en un copywritter social. En effet, aux vues du volume de Tweet envoyé par jour il faut absolument être pertinent, intelligent et organisé lors de la rédaction de vos 140 caractères. Il y a plusieurs facteurs clés de succès :

- Un titre accrocheur voir intriguant

- Des balises # permettant de générer des mots clés cliquables

- Des balises@ pour permettre le tracking de vos posts.

- Un sujet permettant de toucher la communauté.

En effet la communauté Twitter a tendance à regrouper des experts ou des curieux sur très peu de thèmes différents. Une fois que vous avez parlé de polititque, l’emploi, de gaming, du web, de l’économie, des stars et de la mode vous risquez d’avoir fait un peu le tour… (c’est dommage)

Au final on peut dire qu’il y a deux grands moyens pour les marques de communiquer sur Facebook :

- La communication à destination des leaders d’opinions qui doit être encadrée, intelligente et intelligible. Elle doit aussi être couplée à une réelle stratégie d’acquisition de l’audience.

- La communication via jeux concours. C’est une technique très intelligente qui vise à acquérir de l’audience et faire parler de la marque en proposant de gagner des lots contre une Retweetage intensif du message en question. Le bon exemple est le cas Air France qui permet de temps en temps de gagner des billets d’avions !

Au final on peut aussi voir d’autres finalités business pour Twitter comme donner la possibilité à des clients de s’informer en temps réel sur des sujets chauds (grèves, réunions secrètes, trafic aérien etc.) Sinon vous avez des applications plus ingénieuses comme nous le montre cette vidéo :



Si vous avez aimé ce post n’hésitez pas à nous suivre sur Twitter : http://twitter.com/thewebwave

Le Community Management ne sert à rien pour les médias





Selon cette étude les réseaux sociaux ne représente que 1,3% des connexions issues de sites influents pour les sites d’actualité. 1,3%, comparé à ce que rapportent les moteurs de recherche, les partenariats, les jeux concours etc. ce n’est rien.


Alors la vraie question qui se pose c’est : Le community management sert-il vraiment à quelque chose ? Ne somme-nous pas en train de nous faire prendre au piège (encore une fois) par un concept un peu « in » qui donne l’impression que tous les problèmes d’audiences pourront êtres dissipés grâce à une bonne communauté ?


Je pense qu’il n’est pas idiot de se poser ce genre de questions. En effet n’en faisons-nous pas un peu trop avec le community management ? Ne sommes-nous pas en train de pousser une profession qui ne sert pas à grand-chose ?

Quoi qu’il en soit on peut tous être d’accord sur un point : si l’on est dans une optique d’audience, si l’on cherche à faire des VU et des pages vues, ce n’est pas du côté des réseaux sociaux qu’il faudra se tourner. En effet, se servir des réseaux pour ne faire que du push vers des articles serait un peu présomptueux voir même stupide…  Comment faire rivaliser l’activité communautaire avec le référencement lorsqu’il s’agit d’attirer un trafic important vers un site de contenu.


Il faut arriver à voir les communautés et réseaux sociaux comme des lieux de fédération, d’exclusivité et de divertissement plutôt que comme des vrais leviers vers une augmentation de son trafic.


Je pense qu’à terme, avec les recherches contextualisées, les recherches par affinités et le web sémantique, les réseaux sociaux seront de vrais nouveaux leviers de croissance de l’audience mais ce n’est pas encore le cas. Alors prenons-en note et essayons de réfléchir intelligemment à l’utilité et l’utilisation de tels plateformes.



Selon moi (et ce n’est qu’un avis personnel bien entendu). L’utilisation de tels réseaux sociaux doit être faite dans le but de fédérer et de créer des communautés premium autour de sites et de marques médias. Elles doivent permettre à une petite communauté d’early adopters ou de fans de la première heure de se sentir écouté et choyé par leur média préféré. Les espaces communautaires autour des médias classiques devraient être des lieux d’expressions, des lieux de discussion plutôt que des assemblages de monologues effectuées à base de liens renvoyant vers des pages articles. En effet, transformer sa page communautaire (sur Facebook par exemple) en un flux RSS ne sert pas à grand-chose et n’apporte pas une valeur ajoutée suffisante pour justifier un investissement dans le community management.


Donc non le community management ne sert PAS à rien, mais il mérite un peu plus de rationalisation. Car les rêves vont très rapidement se dissiper : les communautés ne sont pas des Eldorados d’audience !

Nouvelles règles pour créer le buzz




Nous revoilà après quelques changements professionnels. Aujourd’hui nous nous posons une question simple :




Est-ce que les contenus qui font le buzz sont exclusivement marrants, sexy ou choquants ?

 





Nous avions déjà parlé de ce sujet dans un post précédent.

 


Cette question se pose suite à la découverte (très tardive je vous l’accorde) du très gros buzz publicitaire fait par Tippex avec un contenu un peu nouveau : de la vidéo publicitaire participative !


Le concept est simple : une publicité vous donne la possibilité de choisir l’issu du spot vidéo en changeant simplement un verbe dans le titre de la vidéo. Le concept est assez marrant surtout qu’il s’agit du sort accordé à un ours par un chasseur à la dégaine plus que de circonstance !


Cette vidéo publicitaire que vous trouverez ici : http://www.youtube.com/user/tippexperience a été visionnée près de 18 million de fois…


La clé du succès ?


- Un contenu parfaitement réalisé d’un point de vu technique

- Une vidéo de base très courte

- Un concept facile à comprendre

- Un aspect ludique et didactique

- Une vidéo restant dans l’univers de la marque (utilisation de l’objet)

- L’objet vendu est directement visible et utilisé dans la vidéo

- Un contrôle total de la part de l’internaute pour une meilleure appropriation du concept

- Un grand nombre d’issus possibles

- Des boutons de partage sur les réseaux sociaux présents et visibles sur la page

- Un hébergement sur une plateforme UGC


Pas plus compliqué que ça de faire du buzz non ? Si car il faut adosser cette campagne à un plan média classique de manière à créer un élément détonateur.


Le concept est extrêmement intelligent et devrait donner des idées à plusieurs annonceurs…


PS : Merci à ma nouvelle collègue de m’avoir fait découvrir ce buzz avec un peu de retard !

Comment la réalité augmentée aidera les médias ?

Une fois n’est pas coutume, nous allons parler aujourd’hui de la réalité augmentée. Je pense que personne n’est passé à côté de cette vidéo qui a fait le tour du net et qui montre le premier supplément du magazine allemand Süddeutsche Zeitung en version augmentée. (lire cet article résumant la situation)




La vérité est là : la technologie avance et nous sommes presque prêts à tenter l’expérience de la réalité augmentée. La question n’est pas de savoir si ça va marcher ou pas mais plutôt de comprendre ce que cela peut apporter ?

Dans un premier temps (et vous allez encore nous trouver rabat-joie) quel peut être le business model qui se grefferait autour de la réalité augmentée ?  Pour ce qui est des applications touristiques il suffirait de faire payer une application ou d’intégrer de la publicité sur les images augmentées. Pour les médias cela semble un peu plus complexe. En effet, avant de pérenniser cette technologie il faudrait que les annonceurs comprennent l’utilité d’un tel procédé :

- Publicité plus interactive

- Image de marque plus moderne

- Exclusivité et innovation (pour les premiers entrants etc.)

Cependant le fait d’intégrer de la réalité augmentée sur un média papier change beaucoup de choses :

Un mode de production nouveau

Les journaux papiers ont eu le plus grand mal à organiser leur rédaction à l’heure d’un média globale papier + web, il semble donc compliqué (dans l’immédiat) d’imposer un nouveau mode de production de contenu. Car en effet, la maîtrise de la réalité augmentée demande de vraies compétences techniques mais aussi un vrai parti-pris éditorial. Ainsi quels journalistes accepteront de produire plus et plus technique pour un gadget additionnel qui n’apporte pas (de prime abord) un plus primordial à la version papier.

Quel contenu animer ?

 

Si la réalité augmentée se rationalise, il faudra se demander quelle est la plu value éditoriale et surtout quels contenus animer. Dans cette vidéo, on voit que les images sont animées et que le contenu ludique l’est aussi (mots croisés par exemple). Il faut réellement se demander (avant de sauter de joie) à quoi peut servir la réalité augmentée dans le cadre d’un contenu éditorial classique. La vraie réponse réside dans l’animation et le fait de proposer du contenu riche. En effet, la réalité augmentée peut avoir un réel intérêt lorsqu’il s’agit de graphiques animées ou de vidéos complémentaires. Une fois ces contenus créés il faut se poser la question de leur utilité et de leur répartition car le web semble pouvoir accueillir le même type de contenu.

Quel ROI ?

 

Il est complexe d’identifier combien coûte (à l’heure actuelle) la création d’une édition papier incluant de la réalité augmentée (si quelqu’un a des chiffres je suis preneur). Il semble cependant que ce processus soit onéreux et qu’une rationalisation de ce procédé sur des éditions quotidiennes soit encore loin. Cependant à l’heure de la tablette, du e-reader et du web mobile je me pose réellement la question du retour sur investissement. Que va apporter ce procédé à une édition papier. Quid du business model : Edition classique et vente d’une édition premium avec réalité augmentée ? Package publicitaire animée (mais quel est l’avantage pour l’annonceur) ?

Toutes ces questions doivent trouver une réponse avant que l’on puisse affirmer que la réalité augmentée va  sauver la presse papier.

La guerre du maquillage sur le net… la montée en puissance du web-marketing sensoriel

Voici un post très féminin (et ça ne fait pas de mal de temps en temps). Il semble que nous soyons passés à la vitesse supérieure niveau Rich Commerce. En effet, les boutiques de vêtements disposées jusque là de leurs manequins virtuels c’est maintenant à nos amis de la cosmétique de s’y mettre grâce à trois sites que je trouve particulièrement bien faits.

A ma gauche, fort d’un buzz US assez important : www.taaz.com . A ma droite, fort de clients prestigieux (L’Oréal, Maybelline etc.) : www.ezface.com . Et au centre un service 100% français : www.makeuponline.com

La guerre n’est pas totalement lancée tant le premier semble particulièrement adressé aux non professionnelles dans le cadre d’activité ludique quand le second a réussi à se placer en Homepage du site de l’Oréal. Quant au troisième il travaille sur un communautaire très prometteur.

C’est avec ce genre d’application que les marques de cosmétiques vont casser la barrière sensorielle qui bloquée certaines acheteuses potentielles sur le net. Plus que la prouesse technique, il semble intéressant de mettre en avant la montée en puissance d’un web marketing sensoriel.

Qu’il s’agisse du tactile, de la 3D ou des outils de personnalisation, la notion d’expérience commence à réellement prendre tout son sens dans le cadre du web. C’est une leçon à garder bien en tête lorsqu’il s’agit de créer un site (de e-commerce ou non), l’expérience doit être présente dès la première page. Dans cette catégorie, je vous conseille le site www.sowetrip.com qui vous propose une recherche très expérientielle qui commence par le choix d’un bagage pour partir en week end…

C’est la rentrée… les incontournables web de cette future année scolaire

Nous sommes (enfin) de retour après une multitude d’aventures plus ou moins agréables en ces deux mois d’été. Il ne vous aura pas échappé que c’est de la rentrée qu’il est question un peu partout dans les médias. Une question me brûle les lèvres : Que va-t-il se passer pour cette année scolaire 2010-2011.


J’espère que vous avez fait vos devoirs de vacances puisque l’année qui arrive sera riche en rebondissement. Voici les quelques phénomènes qui pourraient bien ponctuer cette nouvelle année scolaire.


La bataille des tablettes

L’année scolaire qui arrive va bouger. Elle bougera tellement que la mobilité sera au cœur de tous les combats. La fin 2010 semble destinée à devenir le terrain d’une guerre acharnée pour le nouveau marché des tablettes. L’Ipad marche… il y a donc un marché. Les fêtes de noël risquent de donner un nouvel élan au marché des tablettes. Il semble quand même que cette guerre soit légèrement déséquilibrée…


Le mobile en force

Cette année scolaire sera celle de l’internet mobile. Cette arrivée à maturité va attiser les appétits publicitaires (c’est déjà le cas non ?) et il y a fort à parier que les gros du web vont imposer leur suprématie sur ce marché.


La réalité augmentée et 3D à gogo

Cette année sera celle de la 3D et de la réalité augmentée. La 3D est rentrée dans nos habitudes de consommation médiatiques grâce au cinéma, ce sera maintenant le tour des équipements de la maison (les chiffres de vente des téléviseurs 3D est à surveillé pour les fêtes) et il semble que le monde du jeu vidéo s’y mette rapidement.  La réalité augmentée n’est plus un obscur concept réservé à des spécialistes, les médias s’y intéressent et il semble que le public commence à en comprendre l’utilité.


Des gros de plus en plus gros

Cette année scolaire verra les gros du web rester devant. Les phénomènes énoncés plus hauts vont aider les mastodontes du web à accroître leur emprise sur un marché qui se centralise de plus en plus. L’arrivée de Google dans les médias traditionnels devrait aussi donner une nouvelle dimension au mon médiatique et créera certaines  « envies d’ailleurs » pour les piliers du web.





Des services communautaires de plus en plus précis

Porté par les sites communautaires de plus en plus précis et la montée en puissance des « sites outils », il y a fort à parier que les nouveaux arrivants dans le monde du communautaire soient des hyper spécialisés proposant des services innovants et/ou ludiques. Il y a donc des chances pour que l’on voit se multiplier les start-up du web communautaire.


Un nouveau phénomène ?

Chaque année un site déjà existant sur le web est starifié par les médias.  L’année scolaire 2009/2010 fut celle de Twitter… à qui le tour ? Si j’avais deux billets à mettre je parierai bien sur Foursquare ou Wolfram Alpha


Et vous quelles sont vos prévisions pour la rentrée ?

Business Model des applications Iphone et Ipad

En navigant un peu sur internet je me suis rendu compte que personne n’avait encore mis à plat les différents types de financement pour une application Iphone / Ipad. Alors en voici une représentation.



On constate que le financement peut être direct ou indirect et que les applications peuvent être payantes ou non.  Il faut aussi se poser la question de retombées attendues lorsque l’on se lance dans la création d’une application lorsqu’on est annonceur (et donc qu’on propose du contenu gratuitement. On s’était déjà posé ici même un certain nombre de questions avant de créer une application, maintenant demandons nous ce qu’on peut y gagner !

- Augmentation du trafic sur le lieu de vente : C’est le but souvent recherché dans le cas des Applications basées sur la géolocalisation des points de ventes !

- Augmentation direct du CA : que ce soit de manière directe ou indirecte les marques cherchent à augmenter leur Chiffre d’Affaire par de la vente direct (dans le cas de boutiques en ligne) où par le biais de la consultation du catalogue en amont d’une vente dans un lieu réel.

- Retombées en terme d’image : Très souvent l’Application fait partie d’une stratégie de communication voir même de Branding. Les retombées attendues se retrouvent dans l’image de marque et se perception auprès de public considérés comme des « Early Adopters ».

- Fidélisation : Les bonus apportés par l’Appli (que ce soit en termes d’outils ou de contenus) à ses clients permet de tisser une relation one to few très appréciable dans le cadre de la fidélisation client !

Maintenant ce graphique ne demande qu’à être complété. Des idées ?

Et si on faisait de chaque jour un speed-dating géant ?

En me promenant sur le web je suis tombé sur un nouveau service (commençant encore par la lettre « W », c’est la mode en ce moment) qui m’a légèrement interpelé.

Ce service c’est www.wuiper.com. Il s’agit d’un outil qui semble légèrement désuet à l’heure de l’internet mobile mais qui semble aussi assez marrant. Le service est très simple, il s’agit de donner la possibilité à tout le monde de rentrer en contact avec les personnes croisées dans la rue par le biais de SMS. En effet grâce à une sorte de badge portant un code, vous pouvez envoyer ou recevoir des SMS anonymement tout au long de la journée. Vous pouvez ainsi décider d’y répondre ou non.

Voici la vidéo de démonstration pour le SMS :



A part ça le service SMS est couplé à un site communautaire assez basique qui permet de discuter, lier des contacts etc. En sommes un réseau social de plus. Voici la vidéo de présentation :

 



Il semble tout de même que ce genre de service soit très dépendant d’un certain nombre de facteurs clés de succès :

- Un vrai succès populaire.  En effet si personne ne porte de badge ce sera assez compliqué de créer une dynamique voir même un buzz autour de ce concept.

- Une vraie pédagogie autour des numéros d’envois et de réceptions des SMS. En effet les mobiles reçoivent de plus en plus de SMS publicitaires et de Hoax, de ce fait les gens sont de plus en plus méfiants. On voit bien que l’affichage du SMS dans la vidéo est un peu douteux « Batc6w t’es super craquant… ». Je ne sais pas vous mais je trouve que l’intitulé n’est pas hyper explicite. En même temps si vous recevez ce message c’est que vous avez décidé d’afficher votre badge donc techniquement vous êtes au courant de ce que vous pouvez recevoir…

- Une communication très accès street pour que le badge soit distribué sur les lieux de fréquentation des « djeun’s » et que le concept soit expliqué de visu.

- Que le concept ne donne pas lieu à des dérives. En effet, le fait de pouvoir interpeler quiconque dans la rue grâce à son numéro peut entraîner des comportements déviants, excessif voir dangereux. Il faut donc peut être imaginer un service de modération. De plus si certaines personnes se voient uniquement contacté dans le cadre de moqueries ou d’agressions verbales le concept risque de devenir moins ludique et de se retrouver au cœur d’un vrai badbuzz.

- La plateforme communautaire web apporte un vrai plus. En effet, ce service sera rapidement concurrencé par des services de communication/dating mobile géolocalisé. Voir cet article par exemple. En effet le seul concept de rencontre par SMS ne me semble pas être suffisant pour devenir un vrai succès populaire. Il faut donc soigner la partie web et veiller à son animation !

- Un business model solide. Les SMS ne sont pas surtaxés et c’est réellement le facteur clés de succès le plus important cependant je me pose une fois encore la question du business model. Qui va payer et comment pour un service qui coûte de l’argent à la plateforme à chaque envoi de SMS (sachant que les mini sommes mises bout à bout feront un gros budget) ? J’ai peur que si le business model n’est pas assez solide ce service soit victime de son succès !



Je pense que c’est un service à suivre de près et à voir évoluer car le concept est assez ludique pour que ça fonctionne.

Un média sans support…





Ca fait quelques semaines que je lis des articles parlant de dématérialisation totale des médias. Le dernier sur lequel je suis tombé : http://www.erwanngaucher.com/29/06/2010/Entrez-dans-le-Berlin-Kultur-Lab–un-media-d39un-nouveau-genre,1.media?a=292 s’enthousiasme, un peu rapidement à mon goût, sur un projet porté par plusieurs étudiants de l’IUT de journalisme de Bordeaux.


En effet, ce projet de création médiatique n’utilisant que les plateformes de partages n’est qu’un pur fantasme. En effet, le fait de proposer du contenu sur plusieurs plateformes est intéressant à mener dans le cadre d’une stratégie de développement d’un média principal en utilisant des supports périphériques. Cependant le fait de n’utiliser que des supports périphériques relève du rêve un peu douteux.


En effet, un média a besoin d’un support pour survivre puisque c’est la commercialisation de ce support ou d’espaces publicitaires qui permettra le financement de l’information. La multiplicité des supports est un argument intéressant lorsqu’il s’agit d’attirer une audience vers un support principal ou lorsque le support permet d’enrichir  un propos en utilisant différents types de contenus (vidéo, web docu, audio etc.). Mais un média sans support principal est voué à l’échec.




C’est d’ailleurs assez marrant d’annoncer avoir mener une recherche sur une propagation d’une information aussi éparpillée alors qu’on propose un support de centralisation de tous ces contenus sur une page Netvibes

Même si les médias se transforment avec l’arrivée du numérique, les nouveaux médias, les sites communautaires, la consommation des contenus en mobilité etc. il serait faux de faire croire qu’un média pourrait exister uniquement par la propagation du contenu. Il serait aussi un peu réducteur de penser que le média peut être réduit à la seule expression d’un contenu médiatique sans y intégrer la notion de transmission et de support (tout dématérialisé qu’il soit).




De plus, une multiplicité de supports fait perdre totalement la notion de ligne éditoriale et la notion de cohérence et de stratégie qui est présente dans tous journaux, sites d’actualités, chaînes de télévision et  stations de radio.


Je pense, et c’est mon avis personnel qui ne demande qu’à être débattu, qu’un média dans sa globalité ne peut pas être dispatché au point de ne plus être associé à un support. Et cela pour des raisons éditoriales, de revenu, et de capacité à transmettre une information (je pense que la pluralité des supports et la multiplicité des points de contacts avec le récepteur tend à diluer la portée du message). La multiplication des supports est nécessaire et intéressante lorsqu’elle se fédère autour d’une marque et qu’elle est couplée à un business model pérenne ! Les nouveaux médias doivent aussi répondre à ces prérogatives au risque de ne pas s’inscrire dans la durée !

Web Wave, Le blog de l'actualité et du conseil sur les nouveaux médias, nouvelles technologies, Internet. Retrouvez des Facteurs Clés de Succès, des conseils Business pour tirer le meilleur de tous les nouveaux outils.

Les Auteurs
Jeremy Parola
Responsable Contenu Payant La Tribune
M2 CELSA
Bachelor EDHEC
jeremy.parola@gmail.com





Laurent La
24 ans
M2 CELSA
Bachelor EDHEC
laurentla.pro@gmail.com
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    Jérémy Parola