Comment la réalité augmentée aidera les médias ?
Une fois n’est pas coutume, nous allons parler aujourd’hui de la réalité augmentée. Je pense que personne n’est passé à côté de cette vidéo qui a fait le tour du net et qui montre le premier supplément du magazine allemand Süddeutsche Zeitung en version augmentée. (lire cet article résumant la situation)
La vérité est là : la technologie avance et nous sommes presque prêts à tenter l’expérience de la réalité augmentée. La question n’est pas de savoir si ça va marcher ou pas mais plutôt de comprendre ce que cela peut apporter ?
Dans un premier temps (et vous allez encore nous trouver rabat-joie) quel peut être le business model qui se grefferait autour de la réalité augmentée ? Pour ce qui est des applications touristiques il suffirait de faire payer une application ou d’intégrer de la publicité sur les images augmentées. Pour les médias cela semble un peu plus complexe. En effet, avant de pérenniser cette technologie il faudrait que les annonceurs comprennent l’utilité d’un tel procédé :
- Publicité plus interactive
- Image de marque plus moderne
- Exclusivité et innovation (pour les premiers entrants etc.)
Cependant le fait d’intégrer de la réalité augmentée sur un média papier change beaucoup de choses :
Un mode de production nouveau
Les journaux papiers ont eu le plus grand mal à organiser leur rédaction à l’heure d’un média globale papier + web, il semble donc compliqué (dans l’immédiat) d’imposer un nouveau mode de production de contenu. Car en effet, la maîtrise de la réalité augmentée demande de vraies compétences techniques mais aussi un vrai parti-pris éditorial. Ainsi quels journalistes accepteront de produire plus et plus technique pour un gadget additionnel qui n’apporte pas (de prime abord) un plus primordial à la version papier.
Quel contenu animer ?
Si la réalité augmentée se rationalise, il faudra se demander quelle est la plu value éditoriale et surtout quels contenus animer. Dans cette vidéo, on voit que les images sont animées et que le contenu ludique l’est aussi (mots croisés par exemple). Il faut réellement se demander (avant de sauter de joie) à quoi peut servir la réalité augmentée dans le cadre d’un contenu éditorial classique. La vraie réponse réside dans l’animation et le fait de proposer du contenu riche. En effet, la réalité augmentée peut avoir un réel intérêt lorsqu’il s’agit de graphiques animées ou de vidéos complémentaires. Une fois ces contenus créés il faut se poser la question de leur utilité et de leur répartition car le web semble pouvoir accueillir le même type de contenu.
Quel ROI ?
Il est complexe d’identifier combien coûte (à l’heure actuelle) la création d’une édition papier incluant de la réalité augmentée (si quelqu’un a des chiffres je suis preneur). Il semble cependant que ce processus soit onéreux et qu’une rationalisation de ce procédé sur des éditions quotidiennes soit encore loin. Cependant à l’heure de la tablette, du e-reader et du web mobile je me pose réellement la question du retour sur investissement. Que va apporter ce procédé à une édition papier. Quid du business model : Edition classique et vente d’une édition premium avec réalité augmentée ? Package publicitaire animée (mais quel est l’avantage pour l’annonceur) ?
Toutes ces questions doivent trouver une réponse avant que l’on puisse affirmer que la réalité augmentée va sauver la presse papier.
La guerre du maquillage sur le net… la montée en puissance du web-marketing sensoriel
Voici un post très féminin (et ça ne fait pas de mal de temps en temps). Il semble que nous soyons passés à la vitesse supérieure niveau Rich Commerce. En effet, les boutiques de vêtements disposées jusque là de leurs manequins virtuels c’est maintenant à nos amis de la cosmétique de s’y mettre grâce à trois sites que je trouve particulièrement bien faits.
A ma gauche, fort d’un buzz US assez important : www.taaz.com . A ma droite, fort de clients prestigieux (L’Oréal, Maybelline etc.) : www.ezface.com . Et au centre un service 100% français : www.makeuponline.com
La guerre n’est pas totalement lancée tant le premier semble particulièrement adressé aux non professionnelles dans le cadre d’activité ludique quand le second a réussi à se placer en Homepage du site de l’Oréal. Quant au troisième il travaille sur un communautaire très prometteur.
C’est avec ce genre d’application que les marques de cosmétiques vont casser la barrière sensorielle qui bloquée certaines acheteuses potentielles sur le net. Plus que la prouesse technique, il semble intéressant de mettre en avant la montée en puissance d’un web marketing sensoriel.
Qu’il s’agisse du tactile, de la 3D ou des outils de personnalisation, la notion d’expérience commence à réellement prendre tout son sens dans le cadre du web. C’est une leçon à garder bien en tête lorsqu’il s’agit de créer un site (de e-commerce ou non), l’expérience doit être présente dès la première page. Dans cette catégorie, je vous conseille le site www.sowetrip.com qui vous propose une recherche très expérientielle qui commence par le choix d’un bagage pour partir en week end…
C’est la rentrée… les incontournables web de cette future année scolaire
Nous sommes (enfin) de retour après une multitude d’aventures plus ou moins agréables en ces deux mois d’été. Il ne vous aura pas échappé que c’est de la rentrée qu’il est question un peu partout dans les médias. Une question me brûle les lèvres : Que va-t-il se passer pour cette année scolaire 2010-2011.
J’espère que vous avez fait vos devoirs de vacances puisque l’année qui arrive sera riche en rebondissement. Voici les quelques phénomènes qui pourraient bien ponctuer cette nouvelle année scolaire.
La bataille des tablettes
L’année scolaire qui arrive va bouger. Elle bougera tellement que la mobilité sera au cœur de tous les combats. La fin 2010 semble destinée à devenir le terrain d’une guerre acharnée pour le nouveau marché des tablettes. L’Ipad marche… il y a donc un marché. Les fêtes de noël risquent de donner un nouvel élan au marché des tablettes. Il semble quand même que cette guerre soit légèrement déséquilibrée…
Le mobile en force
Cette année scolaire sera celle de l’internet mobile. Cette arrivée à maturité va attiser les appétits publicitaires (c’est déjà le cas non ?) et il y a fort à parier que les gros du web vont imposer leur suprématie sur ce marché.
La réalité augmentée et 3D à gogo
Cette année sera celle de la 3D et de la réalité augmentée. La 3D est rentrée dans nos habitudes de consommation médiatiques grâce au cinéma, ce sera maintenant le tour des équipements de la maison (les chiffres de vente des téléviseurs 3D est à surveillé pour les fêtes) et il semble que le monde du jeu vidéo s’y mette rapidement. La réalité augmentée n’est plus un obscur concept réservé à des spécialistes, les médias s’y intéressent et il semble que le public commence à en comprendre l’utilité.
Des gros de plus en plus gros
Cette année scolaire verra les gros du web rester devant. Les phénomènes énoncés plus hauts vont aider les mastodontes du web à accroître leur emprise sur un marché qui se centralise de plus en plus. L’arrivée de Google dans les médias traditionnels devrait aussi donner une nouvelle dimension au mon médiatique et créera certaines « envies d’ailleurs » pour les piliers du web.
Des services communautaires de plus en plus précis
Porté par les sites communautaires de plus en plus précis et la montée en puissance des « sites outils », il y a fort à parier que les nouveaux arrivants dans le monde du communautaire soient des hyper spécialisés proposant des services innovants et/ou ludiques. Il y a donc des chances pour que l’on voit se multiplier les start-up du web communautaire.
Un nouveau phénomène ?
Chaque année un site déjà existant sur le web est starifié par les médias. L’année scolaire 2009/2010 fut celle de Twitter… à qui le tour ? Si j’avais deux billets à mettre je parierai bien sur Foursquare ou Wolfram Alpha…
Et vous quelles sont vos prévisions pour la rentrée ?
Business Model des applications Iphone et Ipad
En navigant un peu sur internet je me suis rendu compte que personne n’avait encore mis à plat les différents types de financement pour une application Iphone / Ipad. Alors en voici une représentation.
On constate que le financement peut être direct ou indirect et que les applications peuvent être payantes ou non. Il faut aussi se poser la question de retombées attendues lorsque l’on se lance dans la création d’une application lorsqu’on est annonceur (et donc qu’on propose du contenu gratuitement. On s’était déjà posé ici même un certain nombre de questions avant de créer une application, maintenant demandons nous ce qu’on peut y gagner !
- Augmentation du trafic sur le lieu de vente : C’est le but souvent recherché dans le cas des Applications basées sur la géolocalisation des points de ventes !
- Augmentation direct du CA : que ce soit de manière directe ou indirecte les marques cherchent à augmenter leur Chiffre d’Affaire par de la vente direct (dans le cas de boutiques en ligne) où par le biais de la consultation du catalogue en amont d’une vente dans un lieu réel.
- Retombées en terme d’image : Très souvent l’Application fait partie d’une stratégie de communication voir même de Branding. Les retombées attendues se retrouvent dans l’image de marque et se perception auprès de public considérés comme des « Early Adopters ».
- Fidélisation : Les bonus apportés par l’Appli (que ce soit en termes d’outils ou de contenus) à ses clients permet de tisser une relation one to few très appréciable dans le cadre de la fidélisation client !
Maintenant ce graphique ne demande qu’à être complété. Des idées ?
Et si on faisait de chaque jour un speed-dating géant ?
En me promenant sur le web je suis tombé sur un nouveau service (commençant encore par la lettre « W », c’est la mode en ce moment) qui m’a légèrement interpelé.
Ce service c’est www.wuiper.com. Il s’agit d’un outil qui semble légèrement désuet à l’heure de l’internet mobile mais qui semble aussi assez marrant. Le service est très simple, il s’agit de donner la possibilité à tout le monde de rentrer en contact avec les personnes croisées dans la rue par le biais de SMS. En effet grâce à une sorte de badge portant un code, vous pouvez envoyer ou recevoir des SMS anonymement tout au long de la journée. Vous pouvez ainsi décider d’y répondre ou non.
Voici la vidéo de démonstration pour le SMS :
A part ça le service SMS est couplé à un site communautaire assez basique qui permet de discuter, lier des contacts etc. En sommes un réseau social de plus. Voici la vidéo de présentation :
Il semble tout de même que ce genre de service soit très dépendant d’un certain nombre de facteurs clés de succès :
- Un vrai succès populaire. En effet si personne ne porte de badge ce sera assez compliqué de créer une dynamique voir même un buzz autour de ce concept.
- Une vraie pédagogie autour des numéros d’envois et de réceptions des SMS. En effet les mobiles reçoivent de plus en plus de SMS publicitaires et de Hoax, de ce fait les gens sont de plus en plus méfiants. On voit bien que l’affichage du SMS dans la vidéo est un peu douteux « Batc6w t’es super craquant… ». Je ne sais pas vous mais je trouve que l’intitulé n’est pas hyper explicite. En même temps si vous recevez ce message c’est que vous avez décidé d’afficher votre badge donc techniquement vous êtes au courant de ce que vous pouvez recevoir…
- Une communication très accès street pour que le badge soit distribué sur les lieux de fréquentation des « djeun’s » et que le concept soit expliqué de visu.
- Que le concept ne donne pas lieu à des dérives. En effet, le fait de pouvoir interpeler quiconque dans la rue grâce à son numéro peut entraîner des comportements déviants, excessif voir dangereux. Il faut donc peut être imaginer un service de modération. De plus si certaines personnes se voient uniquement contacté dans le cadre de moqueries ou d’agressions verbales le concept risque de devenir moins ludique et de se retrouver au cœur d’un vrai badbuzz.
- La plateforme communautaire web apporte un vrai plus. En effet, ce service sera rapidement concurrencé par des services de communication/dating mobile géolocalisé. Voir cet article par exemple. En effet le seul concept de rencontre par SMS ne me semble pas être suffisant pour devenir un vrai succès populaire. Il faut donc soigner la partie web et veiller à son animation !
- Un business model solide. Les SMS ne sont pas surtaxés et c’est réellement le facteur clés de succès le plus important cependant je me pose une fois encore la question du business model. Qui va payer et comment pour un service qui coûte de l’argent à la plateforme à chaque envoi de SMS (sachant que les mini sommes mises bout à bout feront un gros budget) ? J’ai peur que si le business model n’est pas assez solide ce service soit victime de son succès !
Je pense que c’est un service à suivre de près et à voir évoluer car le concept est assez ludique pour que ça fonctionne.
Un média sans support…
Ca fait quelques semaines que je lis des articles parlant de dématérialisation totale des médias. Le dernier sur lequel je suis tombé : http://www.erwanngaucher.com/29/06/2010/Entrez-dans-le-Berlin-Kultur-Lab–un-media-d39un-nouveau-genre,1.media?a=292 s’enthousiasme, un peu rapidement à mon goût, sur un projet porté par plusieurs étudiants de l’IUT de journalisme de Bordeaux.
En effet, ce projet de création médiatique n’utilisant que les plateformes de partages n’est qu’un pur fantasme. En effet, le fait de proposer du contenu sur plusieurs plateformes est intéressant à mener dans le cadre d’une stratégie de développement d’un média principal en utilisant des supports périphériques. Cependant le fait de n’utiliser que des supports périphériques relève du rêve un peu douteux.
En effet, un média a besoin d’un support pour survivre puisque c’est la commercialisation de ce support ou d’espaces publicitaires qui permettra le financement de l’information. La multiplicité des supports est un argument intéressant lorsqu’il s’agit d’attirer une audience vers un support principal ou lorsque le support permet d’enrichir un propos en utilisant différents types de contenus (vidéo, web docu, audio etc.). Mais un média sans support principal est voué à l’échec.
C’est d’ailleurs assez marrant d’annoncer avoir mener une recherche sur une propagation d’une information aussi éparpillée alors qu’on propose un support de centralisation de tous ces contenus sur une page Netvibes…
Même si les médias se transforment avec l’arrivée du numérique, les nouveaux médias, les sites communautaires, la consommation des contenus en mobilité etc. il serait faux de faire croire qu’un média pourrait exister uniquement par la propagation du contenu. Il serait aussi un peu réducteur de penser que le média peut être réduit à la seule expression d’un contenu médiatique sans y intégrer la notion de transmission et de support (tout dématérialisé qu’il soit).
De plus, une multiplicité de supports fait perdre totalement la notion de ligne éditoriale et la notion de cohérence et de stratégie qui est présente dans tous journaux, sites d’actualités, chaînes de télévision et stations de radio.
Je pense, et c’est mon avis personnel qui ne demande qu’à être débattu, qu’un média dans sa globalité ne peut pas être dispatché au point de ne plus être associé à un support. Et cela pour des raisons éditoriales, de revenu, et de capacité à transmettre une information (je pense que la pluralité des supports et la multiplicité des points de contacts avec le récepteur tend à diluer la portée du message). La multiplication des supports est nécessaire et intéressante lorsqu’elle se fédère autour d’une marque et qu’elle est couplée à un business model pérenne ! Les nouveaux médias doivent aussi répondre à ces prérogatives au risque de ne pas s’inscrire dans la durée !
La panoplie des vacances communautaires : tourisme 2.0
Ouvrez les fenêtres et sentez comme il fait chaud ! Cette atmosphère est souvent synonyme de vacances. Et c’est le cas !!!
Alors voici une petite panoplie des services communautaires majeurs à utiliser avant, pendant ou après vos vacances !
Avant :
Nous vous en avions déjà parlé : le must ultime pour ne pas trop s’embêter à établir un planning en vacances c’est www.sowetrip.com. Ce site vous propose d’établir à votre place, et sur la base de recommandations communautaires, votre planning de vacances. Si vous voulez rester en France et juste trouver quelque chose à faire vous pouvez toujours aller sur www.balado.fr qui est le premier site communautaire des passionnés des loisirs et balades. On peut aussi aller faire un tour sur le très bon www.monvoyageur.com.
Ensuite pour choisir votre logement vous avez www.backswap.com, nous vous en avions aussi déjà parlé. Il s’agit du premier site communautaire d’échange d’appartement pour les vacances. En effet, le site propose une galerie d’outils de communication et d’échange autours des passions de ces membres.
Pour tout ce qui est recommandation autour des lieux de villégiatures vous avez le toujours aussi fameux www.tripadvisor.fr qui propose un comparateur de prix mais aussi et surtout des avis d’utilisateurs. Mais attention car le bouton Like de Facebook pourrait faire de la concurrence à se service en proposant des avis de plus en plus « macro » sur des hôtels et activités à l’étranger !
Pendant :
Les municipalités, stations de ski, parcs d’attractions et spécialistes du transport se sont tous mis à l’application ! En effet, que ce soit Corsica Ferries, les villes balnéaires, Avoriaz etc. tous ont à leur disposition des applications qui proposent plus ou moins les mêmes outils : informations pratiques, plans interactifs, mini vidéo présentatives, textes explicatifs, meilleurs tables etc. Ces applications sont utiles et intéressantes.
A plus petite échelle, les applications de musées et lieux de patrimoines proposent aussi des visites virtuelles en direct de vos smart-phone. C’est déjà le cas dans les grands musées nationaux mais aussi dans certains châteaux, églises etc.
En attendant la traduction simultanée de vos propos en langue étrangère les guides linguistiques en application fonctionnent bien. Ils sont inscrits dans la longue lignée des applications outils tels que la localisation des vélos en location, les guides gastronomiques etc.
Si on ajoute à cela la géolocalisation de vos contacts à l’étranger avec Foursquare ou encore la réalité augmentée vous serez parfaitement outillé pour les vacances 2.0 (voir 2.5 ou 3.0). Quelques vidéos pour vous en convaincre :
Canal + – La Matinale : La réalité augmentée avec Métro Paris from Presselite on Vimeo.
Après :
Une fois rentré on veut toujours partager ses souvenirs. Outre le bon vieil album photo sur Facebook vous pouvez à nouveau échanger votre expérience sur les sites proposés dans la partie « avant » et créer par exemple votre Trip Book sur www.sowetrip.com , vous pouvez aussi partager vos photos dans des albums privés grâce aux réseaux sociaux familiaux ou créer votre album grâce à des sites 2 .0 comme www.flickr.com (oui là je sais que je ne vous apprends pas grand-chose).
Voilà vous êtes maintenant prêt à partir en vacance avec au préalable un petit tour réglementaire dans votre Appstore et une ou deux créations de profils sur des réseaux sociaux !!!
Vous connaissez Wizbii?
Fin pour cette année des cours en classe préparatoire chez mes amis de chez PGE PGO. Après avoir vu un très grand nombre d’étudiants, il semble que l’entreprenariat ait le vent en poupe. En effet, je n’ai pas de pourcentage précis mais j’ai l’impression que le fait d’avoir son propre business intéresse les futurs étudiants d’ESC.
Les futurs chefs d’entreprises seront de bons meneurs d’hommes mais pas forcément des hommes orchestres très techniques. C’est avec cette idée en tête que je suis tombé sur Wizbii.
Nous nous demandions il y a quelques temps s’il y avait des réseaux sociaux pour tout et bien il semble qu’il y ait de la place pour un réseau social pour les étudiants futurs entrepreneurs ! (et c’est tant mieux).
Le site a pour promesse de faire se rencontrer différentes compétences autour de projets de création d’entreprises. Cette plateforme me fait penser à un projet sur lequel j’ai travaillé et qui promettait à des femmes d’un grand groupe français de se rencontrer autour de leurs projets culturels, associatifs, éducatifs etc. Ce phénomène de banque de compétence tout en gardant l’esprit réseau social semble être amené à se pérenniser et c’est tant mieux.
Au risque d’être rabat-joie je me pose quand même la question du business model… Comment gagner de l’argent avec une communauté qui a besoin de gratuité pour se créer mais qui semble être une communauté de niche car basée sur un intérêt très présent en France mais qui ne touche pas non plus des sommes astronomiques de personnes.
Attention à ne pas rendre le service trop segmentant en ne s’ouvrant qu’aux étudiants d’ESC (l’esprit autharcique voir même « clan » des écoles supérieures de commerces ont du bon mais peut aussi effrayer des personnes qui souhaiteraient s’investir avec des profils un peu plus différents). Le mot université est sur la première page c’est un bon début !
En attendant le lancement en septembre il y a toujours leur blog qui n’est pas mal du tout !
Chatroulette : 7 péchés capitaux
Nous vous avons parlé un certain nombre de fois de Chatroulette sur ce blog, que ce soit pour s’interroger sur l’utilité publicitaire ou juste pour le présenter. Quoiqu’il en soit, ce service est en train de retomber comme un bon vieux soufflet préparé pour un repas regroupant les moins ponctuels de vos amis.
En effet, la « Chatroulettemania » n’aura pas duré longtemps malgré un vrai buzz naturel. En effet, Chatroulette est un cas d’école, un service qui a fait le buzz par lui-même et grâce à ces utilisateurs. Que ce soit grâce à des vidéos marrantes postées sur Youtube, des parodies, des concerts live ou une reprise généralisée dans la blogosphère, on peut parler d’un buzz puissant. Une fois encore nous nous sommes rendu compte qu’un service original ne nécessitait pas un support communication important pour devenir buzzable.
Cependant, pour qu’un service ne se transforme pas en one shot et se pérennise quelque peu il faut un petit peu plus qu’une idée sympa. Ainsi Chatroulette descend en flèche dans les Buzzomètres du monde entier pour un certain nombre de raisons :
1 Une dérive assez inquiétante :
En effet, un service qui n’est pas modéré donne lieu à un nombre incalculable de dérives. La subversion fait rire un certain temps puis elle lasse. En effet, ce qui faisait le charme de ce service était sa promesse induite de communication et de rencontre… dorénavant le contact ne se fait pas avec des parties du corps capables de communiquer. Ce manque de modération doit servir de leçon : même si elle est cachée, la modération est nécessaire pour pérenniser un site à caractère social ! Attention à l’hyper-compensation : trop de modération tue aussi la dynamique sociale.
2 Une interface encore beaucoup trop légère :
On a beau dire ce qu’on veut, une bonne interface, et une bonne ergonomie est nécessaire pour faire vivre un service. Le minimalisme à la Chatroulette a tourné du côté « cheap » de la force !
3 Les limites des sites mono-service :
Chatroulette ne propose aucune activité périphérique ce qui en fait un service assez rapidement lassant. Les réseaux sociaux qui marchent et les services qui fonctionnent sur Internet ne sont pas mono-fonctionnalité. La simplicité est intéressante mais elle n’exclue pas une réflexion globale sur les attentes des utilisateurs
4 Des limites techniques dues à des limites économiques :
D’un point de vue purement technique, ce service nécessite une bande passante monstrueuse pour continuer à fonctionner. Ce besoin de débit nécessite un financement extrêmement important et une professionnalisation dans la tenue et l’hébergement du service. C’est typiquement un service qui peut être victime de son succès s’il n’y a pas une structure importante qui le supporte.
5 Une capacité d’échange limitée car beaucoup trop anonymes :
Tous les sites sociaux qui fonctionnent permettent un échange pérenne par l’utilisation de fiches contacts. Cet anonymat était marrant mais il est aussi dangereux. C’est lui qui a entraîné les dérives que l’on connait. En plus de cela, pour que la rencontre se fasse il faut encore et toujours pouvoir avoir l’illusion de connaitre la personne. La mode 100% vidéo sans inscription ne permet pas de tisser des liens.
6 Un contact trop court :
Le contact est beaucoup trop court pour que la rencontre se fasse. Même le speed dating a un temps minimum imposé… ce n’est pas le cas de ce service.
7 Aucun business Model :
Enfin, il n’y a aucun business model. Chatroulette aurait put s’inspirer des services de messageries instantanées et ainsi intégrer de la publicité dans son interface. Ca n’a pas été le cas et c’est difficile à mettre en place. Les entreprises qui ont fait des tests publicitaires sur ce service se sont rapidement rendu comptes qu’il n’y avait rien à en tirer.
Ce service n’est pas mort mais je pense qu’une fois passé le stade de l’étonnement et de la curiosité il n’y a pas grand-chose à y voir ni à y faire. Si quelqu’un peut me prouver le contraire qu’il le fasse rapidement !
Silentale : la centralisation des contacts a-t-elle un prix ?
A l’heure où l’avenir du communautaire semble être à la centralisation des informations sociales, des services comme Silentale émerge petit à petit.
Silentale, c’est la possibilité de centraliser ses contacts et conversations issues de vos boîtes mails et profils sociaux. Ainsi Twitter, Facebook, Gmail et les autres peuvent cohabiter sur la même interface.
Ce service permet de suivre l’actualité de tout son réseau en quelques clics mais aussi d’archiver (c’est vrai que l’instantanéité des rapports ne laisse pas trop de place à la notion d’historique). Ce service est extrêmement intéressant notamment pour les professionnels des réseaux sociaux.
On n’en voit un peu moins l’utilité pour le commun des mortels. C’est cela qui justifie peut être le prix de cette interface. En effet, il semble que la mode soit à la monétisation de services périphériques aux grandes plateformes communautaires.
Ainsi, une fois n’est pas coutume, il faut se poser la question du potentiel business d’un tel service (surtout s’il est payant).
Les clients semblent être majoritairement les community managers ainsi que les chargés de communication. L’utilisation par des professionnels lambda ne semble pas justifier un tel prix (ce n’est que mon avis personnel). Ainsi il faut se demander si ce cœur de cible est suffisamment important pour rentabiliser un service qui semble avoir nécessité un certain développement (bien que l’innovation soit plus ergonomique que technique).
Le plus produit est un moteur de recherche performant permettant de faire le point sur les discussions et messages envoyés avec les membres de votre réseau thème par thème. Cela permet de gagner du temps. Le reste de la promesse réside dans la notion d’organisation et d’archivage.
La stratégie de commercialisation, c’est là où je suis dubitatif. En effet je ne vois pas réellement comment commercialiser un produit (assez onéreux : deux forfaits à 49 et 99 dollars) qui n’est pas d’une utilité majeure. De plus, il n’y a pas un nombre de pack important et la lisibilité des offres (ce qui est censé justifier les écarts de prix) ne me semble pas assez claire.
Un espoir : l’application Iphone est visiblement dans les cartons et le fait d’accéder à une vraie mobilité autour de ce service pourra aider à justifier la tarification.
Ce service BtoB semble intéressant mais le marché est vraiment un marché de niche. Ce n’est pas grand public, je pense qu’il a une bonne chance de trouver sa place auprès de professionnels avertis ou dans le cadre de suivi de campagne communautaire, il reste cependant à savoir si le marché est assez gros pour pérenniser cet outil.
A tester !


